Cendres d'ailes : 4 mélodies sur des poèmes de Henri Michaux pour voix de ténor et piano

Auteur LEGUAY Jean-Pierre

Partitions Recueils ou cycles de mélodies/chansons/lieder chant/piano

Illustration de Cendres d'ailes : 4 mélodies sur des poèmes de Henri Michaux pour voix de ténor et piano
Éditeur Henry Lemoine
Réf. éditeur 29135
ISMN/ISBN 9790230991353
Réf. DIAM 234173
18,50 € - 30% = 12,95 € Envoi immédiat
Ajouter à mes favoris

Note de l'auteur

Cendres d'ailes, composé entre janvier 2008 et décembre 2009, réunit quatre poèmes extraits de Lointain Intérieur de Henri Michaux, publié en 1938 aux Éditions Gallimard.
Le titre Cendres d'ailes, emprunté au deuxième des poèmes retenus, Pensées, souligne l'indicible, l'impalpable, le mystère. Sa sonorité ouverte, élan puis déploiement, plane sur l'ensemble, reflet de la progression suspendue du chant.
Dans La Jeune Fille de Budapest, Pensées et Dans la Nuit, la voix égrène le texte, le dit à l'oreille, lentement, par petites touches pour habiter l'écoute, souvent en confident, parfois dans une effusion tendre, ailleurs plus emportée. Elle se greffe sur le long songe étalé du piano qui tinte, miroite, flotte, teinte, se fait l'écho, prolonge, évase, étire chatoiements et résonances jusqu'aux confins du silence.
Contraste éruptif, la fulmination de Comme Pierre dans le Puits laboure, herse, fouaille un autre versant, d'autres mondes, d'autres tréfonds.
Chant et piano, ou piano et chant ? Deux voix d'un même regard.
Pour les mélodies La Jeune Fille de Budapest, Pensées et Dans la Nuit, chantez sobrement et peu vibré. Chantez en voix de fausset quand cela permet un timbre plus velouté, et aussi de mieux observer la hiérarchie des nuances dynamiques.
Au piano tout au long de l'oeuvre, gardez soigneusement la pédale jusqu'au signe suivant, quels que soient le contexte, le changement de nuance, la longueur et la notation des résonances : notes ou silences. Les indications sempre pédale sont des rappels de précaution à l'appui de ce principe général.
Une indication dynamique demeure également inchangée jusqu'au signe suivant.
On peut exécuter chaque mélodie indépendamment des autres, ou les grouper librement par deux ou par trois. L'exécution intégrale de l'oeuvre suit l'ordre de la partition.
Jean-Pierre Leguay